Italie: Giorgia Meloni, une «chrétienne» à la tête du gouvernement italien

Avec sa devise «Dieu, patrie et famille», Giorgia Meloni (45 ans) incarne le nouveau visage politique de l’Italie. Son parti d’extrême-droite Fratelli d’Italia a remporté les élections législatives le 25 septembre.

Favorite du scrutin, Giorgia Meloni a convaincu dans les urnes. La leader du parti Fratelli d’Italia devrait, dans quelques semaines, devenir, sauf cataclysme, la nouvelle présidente du Conseil des Ministres (Première ministre). Dimanche 25 septembre, son parti a en effet recueilli 26% des voix aux élections législatives. Entrée au gouvernement de Silvio Berlusconi en 2008 à 31 ans comme ministre de la Jeunesse, la «chrétienne» en sera bientôt à la tête, 14 ans plus tard. Le président de la République, Sergio Mattarella, devrait logiquement la charger de former un gouvernement. Elle serait ainsi la première femme à occuper cette fonction.

Grâce à une coalition formée avec Matteo Salvini (8,8%), ancien Ministre de l’Intérieur et président de la Ligue du Nord, et Silvio Berlusconi (8,1%), ancien Premier ministre, elle dispose ainsi de 43,8% des voix du Parlement. Cela lui est suffisant pour gouverner et mettre en application son programme. Giorgia Meloni disposera en effet de 237 sièges sur 400 à la Chambre des députés. Au Sénat, sa coalition en aura 115 sur 200. Cette eurosceptique devra néanmoins composer avec ses partenaires dont certaines positions divergent, notamment au sujet des relations avec la Russie et les sanctions de l’Union européenne en réponse à la guerre en Ukraine.

«Je suis Giorgia, je suis une femme, je suis chrétienne»

Décrite comme héritière du fascisme et ex-admiratrice de Benito Mussolini, la femme de 45 ans affiche fièrement la devise «Dieu, patrie et famille». «Je suis Giorgia, je suis une femme, je suis une mère, je suis italienne, je suis chrétienne», se décrit-elle en octobre 2019 à Rome, devant des militants envoutés par son discours et sa personnalité. Dans la lignée de Mattéo Salvini, elle incarne le nouveau visage de l’extrême-droite. Les défis seront nombreux dans un pays en crise en termes d’économie, d’immigration ou encore d’énergie.

Désormais au pouvoir, la femme politique entend ainsi défendre la nation italienne et les valeurs de la famille. Elle a notamment pris position contre les positions européennes sur les droits LGBT et l’avortement. «Bien évidemment, on sera attentif, (avec) la présidente de la Commission européenne (Ursula von der Leyen), à ce que ces valeurs sur les droits de l’Homme, sur le respect des uns et des autres, notamment le respect du droit à l’avortement, soient respectées par tous», a réagi Elisabeth Borne, Première ministre de la France sur BFM TV.

evangeliques.info

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